Le Croisement des Savoirs et des Pratiques©, une démarche pour changer le monde !

 

Une série en cinq épisodes pour suivre la prise de conscience, les réflexions et les expérimentations de Semer autour d’une démarche éthique, politique, et méthodologique qui fait bouger les lignes en considérant que « tout ce qui se fait sans [les personnes directement concernées] se fait contre eux.elles », dixit Nelson Mandela.

 

Penser les solutions avec les personnes concernées

Une démarche dans la droite ligne de la pensée d’Einstein qui disait « On ne résoud pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ». Et comme cela fait quelques décennies que les politiques publiques sont pensées sans les personnes pour qui elles sont mises en place, si on commençait par les impliquer dans la réflexion pour changer le monde ?

Les canaris dans la mine

Dans un monde où les inégalités perçues et réelles se creusent, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à nous retrouver dans la mine, à galérer pour accéder à nos Droits et à des ressources qui nous permettent de vivre dignement.

Cette situation, les plus pauvres d’entre nous ne la découvrent pas : ils.elles connaissent, par leur vécu, les conséquences d’un « Etat à deux vitesses », ils.elles savent pertinemment que les « réformes de simplification » signifient tout sauf de simplifier leur vie. Ils.elles sont les « canaris dans la mine », ces oiseaux que les mineurs emmenaient avec eux1 pour les prévenir du grisou, ce gaz invisible et inodore qui asphyxiait régulièrement des équipes entières. Il ne s’agit pas ici que les personnes en situation de pauvreté nous préparent à des jours plus sombres, mais au contraire, par leurs savoirs issus de leurs expériences, nous permettent de mettre en œuvre les conditions qui nous conduisent tou.te.s vers des jours plus radieux.

Au-delà des bornes de satisfaction ?

Pour que l’amélioration des services publics ne se fasse plus seulement à coup de bornes smileys dans les accueils de la Sécurité Sociale ou de la gare, à coup de réunions publiques dans le cadre des concertations pour les grands projets d’aménagement, à coup de questionnaires de satisfaction envoyés par mails… Sommes-nous prêt.e.s à arrêter de prendre des coups et, tel un.e maître.sse de judo, à nous servir de l’énergie de notre adversaire2 contre lui.elle-même ?

 

1Ce terme n’est pas épicéné car à ma connaissance, les femmes n’étaient pas autorisées à descendre sous terre avec les hommes.
2Cet adversaire n’est pas un.e méchant.e, seulement il.elle est en face de nous et a donc des intérêts différents des nôtres issus d’un regard différent sur la situation que nous regardons pourtant tou.te.s les deux.